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CHANTAL CAZZADORI est nommée Lauréate du Prix du Jury des ETOILES de LIBRINOVA

CHANTAL CAZZADORI est nommée Lauréate du Prix du Jury des ETOILES de LIBRINOVA dans cette revue : la Fringale culturelle #38.

Autrice du livre : l’ EFFROI du Néo-Management, elle se trouve en lice parmi les 70 finalistes du Concours.

Ce PRIX des ETOILES lancé par Librinova qui fête ses 10 ans se distingue comme un concours novateur auprès de ses nombreux auteurs indépendants.

Un parcours déjà réussi pour tenter sa chance lors de la finale de mars 2026.

Souhaitons à ce livre papier et en e-book, une belle promotion pour témoigner : de la souffrance au travail.

À partir de ses expériences de terrain vues et entendues eu égard à ses compétences de psychanalyste, consultante dans des entreprises publiques et privées au cours des années 1988 à 2013.

 

Avis critique du jury


L’Effroi du néo-management de Chantal Cazzadori est un voyage intérieur au cœur des mécaniques de l’entreprise moderne, là où les âmes se froissent contre les rouages invisibles du rendement. À travers
trois expériences professionnelles, l’autrice tisse un récit où le pragmatisme du management rencontre la fragilité de l’humain, exposant sans détour les blessures silencieuses infligées par une idéologie gestionnaire déshumanisée. Dans ce texte, chaque mot semble pesé, chaque phrase semble porter en elle un fragment de vérité. Chantal Cazzadori, de sa plume attentive, écoute plus qu’elle ne raconte. Elle donne la parole à ceux que l’on n’entend jamais : les ouvriers mutiques, les cadres en perte de sens, les équipes écrasées par la logique implacable du chiffre. Elle capte leurs silences, traduit leurs regards, et, en filigrane, dessine le portrait d’un monde où l’individu se débat pour ne pas disparaître.

Le talent de l’auteure réside dans sa capacité à créer des ponts entre le tangible et l’intangible. Chaque expérience relatée devient une métaphore, chaque anecdote éclaire une vérité universelle. Lorsque Chantal Cazzadori évoque l’usine AC ou cette municipalité aux ambitions modernes, elle dépasse le simple cadre professionnel pour explorer des territoires plus profonds : la quête de reconnaissance, le besoin viscéral de signification, la confrontation entre le soi intime et le masque social. Il y a dans ce texte une lenteur salvatrice, un rythme qui invite à la réflexion. Loin des manifestes criards ou des pamphlets rageurs, « L’Effroi du néo-management » propose un temps suspendu, une parenthèse où le lecteur peut, lui aussi, s’interroger sur sa place dans cette grande machinerie qu’est le travail. Mais derrière la douceur apparente du style, une tension sourde s’installe.

On sent l’auteure engagée, prête à saisir la moindre faille pour y insuffler du sens. Chaque page est un miroir tendu vers le lecteur, l’invitant à y voir non seulement la réalité des entreprises, mais aussi sa propre réalité. C’est là que réside la véritable force de ce livre : dans cette capacité à provoquer une introspection, à poser la question que l’on n’ose jamais vraiment formuler — qu’avons-nous perdu en chemin ?

L’Effroi du néo-management est une œuvre précieuse, discrète mais nécessaire. Elle laisse en bouche une saveur douce-amère, celle du réveil après un rêve étrange, où l’on se demande si l’on vit vraiment ou si l’on se contente de fonctionner.