Quelques aspects de la PERVERSION

© Antoine Roegiers - Le désir, 2016

© Antoine Roegiers – Le désir, 2016

Un peu d’histoire sur ce concept.
Il est toujours aussi fréquent d’affirmer: « C’est un pervers ! c’ est une perverse ! », « Il essaie de me manipuler, c’est un pervers », ne sommes-nous pas en train de généraliser la perversion comme nous le faisons avec la paranoïa ? Mais de quoi parlons-nous véritablement puisque la nomination pervers(e) comme substantif continue dans l’opinion dite éclairée, comme dans le discours médico-légal ou psychologique voire psychanalytique.
Lire la suite

De l’a-structure à une structure sans « a » ?

Le cheminement de la structure
Journée d’Etude d’Analyse Freudienne – 19 mars 2016

Je remercie Robert Lévy qui a eu la gentillesse de me convier à partager avec vous ce travail d’élaboration autour de la difficile question de la structure. J’étais tentée de refuser, vu ma charge de travail actuelle. Mais, toute réflexion faite, j’ai accepté en me disant que j’avais peut-être quelque chose à dire dans ce domaine, en partant de ma clinique et de mon parcours personnel.
Vous me permettrez donc de repartir de la clinique du bébé, et plus précisément de la clinique de l’origine des processus psychiques, et de ce que la clinique des états autistiques nous enseigne là-dessus.
Lire la suite

Structure et consultation analytique avec l’enfant

© Ben Grasso

© Ben Grasso

Introduction

Pour aborder la question de la structure je vais commencer par ma relation personnelle à ce qui, avant de cheminer avec la psychanalyse, a d’abord été la dimension structurale en psychopathologie.
Je n’ai pas eu de maître en psychiatrie de l’enfant comme je peux dire que j’en ai eu en psychiatrie générale autour de la question de l’altérité et de la folie, là où la question de la fixité de la structure était posée du côté de la psychose. Devant la clinique de l’enfant, je suis restée face à mes appréhensions, à mes idées et convictions diverses et variées et à mon désir.
La psychopathologie et l’usage des concepts de névrose, psychose et perversion renvoie le clinicien à la question de savoir dans quelle mesure l’autre est un signe. A l’horizon de la psychopathologie, à sa limite sans doute, la question se présente toujours de l’autre réductible ou non, à un signe. C’est la question toujours ouverte de la réduction de l’altérité de l’autre à un signe, et c’est la limite de la psychopathologie, puisque l’altérité n’est pas un signe. Lire la suite

Il n’y a pas de fixité de la structure chez l’enfant à condition que l’analyste sache s’en servir

animated-image-spiral1

C’est une étrange déclaration que je vous propose de justifier ou mieux encore de vous montrer. Je crois que ce sera un prolongement de ce qu’Anna Konrad vient de présenter. En effet, la psychanalyse, et la psychanalyse des enfants en particulier, est battue en brèche depuis quelques années par la vague cognitivo comportementale qui prétend soigner les symptômes sans avoir à recourir à l’implication du sujet. Lire la suite