La guérison analytique du dommage dans la vie quotidienne du sujet

IMG_3483En donnant ce titre : La guérison analytique du dommage dans la vie quotidienne du sujet, je m’étais proposée de parler des solutions que l’analyse peut apporter au problème de l’insatisfaction telle qu’elle se présente dans l’hystérie, névrose particulièrement dédiée et consacrée à cet état affectif. L’hystérie bien malmenée aujourd’hui puisqu’à nouveau, après que la psychanalyse lui a assuré une certaine lumière, elle est cachée dans les traitements et compréhensions généralement répandues sous le voile épais de la souffrance physique des douleurs, dans les marécages des troubles de la sexualité épanouie qui serait un des besoins de notre bonne santé, sous toutes formes imaginables d’écart par rapport aux satisfactions considérées comme normales, et tout particulièrement dans les angoisses et les dépressions. Lire la suite

Discussion “La guérison analytique de dommage dans la vie quotidienne du sujet” Congrès A.F 2017

visage_couleursLe titre qu’Anna a choisi pour son travail m’a fait penser à la réponse que Freud a offerte à l’une de ses patientes à propos de ce qu’on pouvait attendre d’une cure.
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Soutenir la Voix de l’Autre

© Pablo Picasso

© Pablo Picasso

Si le soin psychanalytique avec des enfants présente des particularités du fait que la parole est médiatisée par le jeu, le dessin et les mises en scène, la conduite de la cure avec des enfants souffrant de troubles émotionnels graves, comme l’autisme ou la psychose, exige davantage de changements techniques.
Ces derniers font que je me pose la question de savoir si mon travail avec ces enfants, je peux vraiment l’appeler psychanalyse.
Dans ces cas précis, le jeu, s’il est présent, prend une forme tout à fait chaotique, répétitive – toucher et lâcher comme un nourrisson – ; pas de curiosité, pas d’exploration. La pulsion de savoir brille par son absence.
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Discussion sur le texte « Guérison » de Serge Garnier

art-2991282_1920Cette intervention est la dernière de ce congrès sur la guérison. nous sommes tous fatigués, alors je vais faire court, ceci à entendre comme ce travail fait leçon pour moi.
Serge, je te remercie pour ton exposé, ainsi que les coordonnants qui m’ont invité à te discuter. Cela m’a permis de réfléchir en particulier, à une question, concernant le statut du symptôme, que je n’avais pas envisagée de ce point de vue, jusqu’à présent.
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Supporter la voix de l’autre.

© Pablo Picasso

© Pablo Picasso

Cette aventure, au sens d’entreprise risquée, dans laquelle tu as été entrainé avec cet enfant psychotique, tu en relates les moments qui te semblent avoir été structurants, sans triomphalisme ; nous sommes loin des triomphes de la psychanalyse d’un Daco ; Le progrès y est modeste et tu suggères même qu’on puisse ne pas l’attribuer à ton propre travail mené sur quelques années avec l’enfant et ses parents, mais à la rééducation orthophonique en cours simultanément. Peut-on même l’appeler psychanalyse ce travail, te demandes-tu ? Aventure risquée dans laquelle on se trouve embarqué, j’entends ce cri glaçant que te lance cette mère à l’issue de la première séance, et qui inviterait plutôt à l’abstention : « mon fils qu’est-ce qu’on t’a fait ? ».
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GUÉRISON

© Pablo Picasso

© Pablo Picasso

Éloge de la guérison
A partir de l’invention de la psychanalyse par Freud, qui est en même temps une théorie – conception du sujet de l’inconscient – et une praxis – le dispositif transférentiel -, la question de la guérison s’est trouvée totalement remaniée. Je vais prendre pour commencer un exemple de guérison non psychanalytique qui situe particulièrement bien les débats de l’époque dans leur contexte, et montre comment Freud l’a abordé à propos du traitement des névroses de guerre. Lire la suite

La construction sinthomatique modifiant le rapport du sujet à l’objet a-t-elle une part d’incalculable?

tete3DEn pratique clinique nous observons les voies empruntées par les analysants à l’Autre du transfert. Elles n’aboutissent pas forcément à la construction du sinthome, tel que Joyce a pu le faire, lui, sans analyste. Freud fut médecin avant d’être psychanalyste, il était donc logique qu’il tente de réduire les souffrances, tant psychiques que physiques. Lire la suite

La phobie, le temps, la castration

La cathédrale de Reims

La cathédrale de Reims


« Tout s’écoule » fragment N°41, Héraclite.

« Le voyage de mille lieues commence toujours par un premier un pas » Lao tseu, Tao -Te- king poème LXIV (1).

Ce pas, c’est Cronos qui va le faire, et voilà comment!
D’après Hésiode, dans sa Théogonie, avant tout, fut le Chaos (l’Abîme); puis Gaia (la Terre) offerte à tous les vivants, au fond des Abîmes, le ténébreux Tartare et enfin Eros (l’ Amour) qui dompte les cœurs et triomphe des plus sages conseils. Lire la suite

Quid de la Perversion: discours ou/et structure ?

flyers_2017.inddCe sujet, je l’ai déjà traité de différentes manières de 2013 à ce jour.
« Le pervers ou l’initié du jouir », texte sorti le 10 juin 2013, destiné aux futurs coachs en formation d’un DU (diplôme universitaire), mis en ligne ensuite.
« Quelques aspects de la perversion » sorti 3 ans après, le 7 avril 2016 lors d’un cycle de conférences sur les avatars du sexuel, donné ici-même.
Puis, dans mon association, Analyse Freudienne de Paris, ma collègue, Françoise FABRE, psychanalyste, psychiatre, nous a présenté son travail ainsi titré :
« A propos de ce l’on dénomme perversion », c’était le 16 février 2015, exposé mis également sur mon site.
Une autre collègue espagnole, membre de l’A.F., Maria Cruz Estada, sortait un texte « C’est là que ça se joue : dans mon corps », inspiré du film d’Almodovar : « Parle avec Elle », qu’elle a mis à notre disposition pour cette étude sur la perversion, également mis en ligne sur mon site.
Autrement dit, à partir de ces quatre textes adressés à des publics différents et présentés par trois psychanalystes, je vais essayer d’en refonder un autre, enrichi des précédents et de quelques autres.
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QUID de la PHOBIE: Discours et/ou structure ?

Matisse_01Son Universalité

Comme peur irrationnelle, irraisonnée, c’est sans doute le symptôme psychopathologique le plus répandu. Il est pourtant, déclenché par une circonstance sans danger.
Quand avons-nous tous été phobiques ? Dans notre enfance pardi ! Phobique des souris, des araignées, du noir, du loup, des fourmis, de la chasse d’eau, fort heureusement, nous avons souvent pu dépasser ces peurs. Toute une sorte d’histoire naturelle de la phobie infantile et de son évolution pourrait s’écrire ainsi. Lire la suite