La phobie, le temps, la castration

La cathédrale de Reims

La cathédrale de Reims


« Tout s’écoule » fragment N°41, Héraclite.

« Le voyage de mille lieues commence toujours par un premier un pas » Lao tseu, Tao -Te- king poème LXIV (1).

Ce pas, c’est Cronos qui va le faire, et voilà comment!
D’après Hésiode, dans sa Théogonie, avant tout, fut le Chaos (l’Abîme); puis Gaia (la Terre) offerte à tous les vivants, au fond des Abîmes, le ténébreux Tartare et enfin Eros (l’ Amour) qui dompte les cœurs et triomphe des plus sages conseils. Lire la suite

Quid de la Perversion: discours ou/et structure ?

flyers_2017.inddCe sujet, je l’ai déjà traité de différentes manières de 2013 à ce jour.
« Le pervers ou l’initié du jouir », texte sorti le 10 juin 2013, destiné aux futurs coachs en formation d’un DU (diplôme universitaire), mis en ligne ensuite.
« Quelques aspects de la perversion » sorti 3 ans après, le 7 avril 2016 lors d’un cycle de conférences sur les avatars du sexuel, donné ici-même.
Puis, dans mon association, Analyse Freudienne de Paris, ma collègue, Françoise FABRE, psychanalyste, psychiatre, nous a présenté son travail ainsi titré :
« A propos de ce l’on dénomme perversion », c’était le 16 février 2015, exposé mis également sur mon site.
Une autre collègue espagnole, membre de l’A.F., Maria Cruz Estada, sortait un texte « C’est là que ça se joue : dans mon corps », inspiré du film d’Almodovar : « Parle avec Elle », qu’elle a mis à notre disposition pour cette étude sur la perversion, également mis en ligne sur mon site.
Autrement dit, à partir de ces quatre textes adressés à des publics différents et présentés par trois psychanalystes, je vais essayer d’en refonder un autre, enrichi des précédents et de quelques autres.
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QUID de la PHOBIE: Discours et/ou structure ?

Matisse_01Son Universalité

Comme peur irrationnelle, irraisonnée, c’est sans doute le symptôme psychopathologique le plus répandu. Il est pourtant, déclenché par une circonstance sans danger.
Quand avons-nous tous été phobiques ? Dans notre enfance pardi ! Phobique des souris, des araignées, du noir, du loup, des fourmis, de la chasse d’eau, fort heureusement, nous avons souvent pu dépasser ces peurs. Toute une sorte d’histoire naturelle de la phobie infantile et de son évolution pourrait s’écrire ainsi. Lire la suite

QUID DE L’ OBSESSIONNEL : discours et/ou structure ?

img_6391Rappelons-nous d’abord : qu’est-ce qu’une névrose version Lacan et Freud ?

Le névrosé est aux prises avec l’Autre, pas seulement son alter ego, le petit autre, mais le grand Autre, celui du langage. L’enfant, se construit dans la langue maternelle qui lui est propre, le langage est fait de lalangue, c’est une élucubration de savoir sur la langue. Lire la suite

Quelle politique pour la Folie?

Guy DanaC’est un livre qui donne envie d’aller voir plus loin. 288 pages qui poussent à se rendre à Longjumeau dans l’Essonne, à quelque 20 kilomètres au sud-ouest de Paris, pour voir comment on peut résister au discours de la peur lorsque l’on entreprend de soigner la folie. Car dans Quelle politique pour la folie?, le Psychiatre et Psychanalyste Guy Dana défend farouchement l’idée que la folie peut s’apaiser lorsqu’une certaine liberté de circulation lui est accordée. Lire la suite

L’infantile en psychanalyse, par Robert Lévy (livre)

14402648_4226476Présentation

L’auteur présente le résultat d’une recherche de trente années sur la constitution du symptôme chez l’enfant : comment certaines modalités de souffrances peuvent disparaître en quelques consultations alors que d’autres nécessitent un traitement au long cours ? Entre l’infans et la période de latence, l’auteur définit l’infantile – période de l’enfance comprise entre deux ans et cinq ou six ans – par le fait que le refoulement secondaire n’a pas encore été effectué. Cela se traduit par un manque de métaphorisation ainsi que par une construction particulière du symptôme sur le mode métonymique ; ce dont témoignent à la fois la clinique et les théories de Freud et de Lacan auxquelles l’auteur se réfère essentiellement. À cette même période de l’infantile, on peut souvent constater une résolution rapide des symptômes pour autant que l’on associe les parents au processus thérapeutique. L’infantile est donc un concept, en psychanalyse, qui permet de montrer que la métaphore paternelle, nécessaire à l’entrée de l’enfant dans le langage, n’est qu’un long processus de maturation psychique qui se poursuit jusqu’à la fin de cette période. Dès lors, l’auteur propose de fonder une psychopathologie de l’enfant qui s’appuie non seulement sur les effets produits par la forclusion du Nom-du-Père mais aussi sur le manque de refoulement et, par conséquent, sur l’absence de métaphorisation.

https://www.cairn.info/l-infantile-en-psychanalyse–9782749209562.htm